Dans la famille du Cartel : Kevin Lynch

Dans la famille du Cartel : Kevin Lynch

Il est la force tranquille du Cartel.

À la palpable énergie que déploie son comparse Bruno, Kevin répond par un bouillonnement d’idées et un mouvement qui paraît plus lent, mais qui s’avère constant, afin de sans cesse réinventer cet endroit qu’ils ont créé ensemble. S’il semble silencieux, il suffit de le lancer sur des sujets qui l’enthousiasment – en supposant qu’on parvienne à l’arrêter dans son élan permanent – pour qu’il se transforme en convaincant orateur, toujours avide de faire partager ses passions, ses expériences, et d’écouter ce que les autres racontent, récits dont il se nourrit et s’inspire.

Voici son portrait, à travers une série de questions auxquelles il répond avec candeur, et où vous apprendrez entre autres qu’il a déjà fait de la compétition de motocross.

Lieu et date de naissance

Québec, 2 septembre 1990

Travaille au Cartel depuis…

… avant même que le nom existe. On a ouvert en septembre 2017 et j’avais commencé à travailler là-dessus six mois avant, en mars.

Pour toi, le Cartel, c’est…

La concrétisation des idées que j’ai eues dans les dernières années, à force de travailler dans les boutiques de vélo et de côtoyer différentes clientèles en roulant dans des clubs.

J’analysais les comportements des cyclistes et je me rendais compte de ce qu’ils souhaitaient, et que ça ne leur était offert nulle part. Par exemple, j’ai constaté qu’ils étaient prêts à acheter des vêtements haut de gamme en ligne, et donc qu’il y avait un besoin qui se faisait sentir en ce sens.

Aussi, il n’y avait aucun lieu pour prendre un café, regarder une course de vélo, ou simplement arriver sans avoir l’air d’un astronaute avec tout notre équipement, en sachant où laisser nos vélos sans trop encombrer l’endroit. Maintenant, ça existe.

Ton principal trait de caractère, c’est quoi?

Mon côté entrepreneur. Je développe plusieurs choses, mais je suis aussi en mesure de gérer le risque. Parfois, ça m’empêche de dormir la nuit (rires), mais j’ai cette drive-là, le goût de changer, d’essayer des choses.

Le Cartel t’apporte quoi?

De la stabilité. Comme je suis toujours sur place, c’est facile pour moi de m’entraîner souvent, d’avoir de bonnes habitudes. Peu de gens le savent, mais à part mes nuits, je passe tout mon temps ici. Mes vêtements sont ici, ma nourriture, je me lave ici… J’habite presque au Cartel.

Quelle est ta relation avec ton associé?

Bruno et moi, on est très différents côté caractère et dans nos manières de travailler. On a nos forces et nos faiblesses, ce qui fait qu’on a des tâches différentes dans la compagnie. Pour cette raison, on peut dire qu’on est complémentaires. Étant 7 jours sur 7 ensemble, on se challenge beaucoup, mais on mélange tout ça avec le vélo. Alors Bruno c’est mon scooter. Il me challenge sur le vélo et je le challenge au boulot. Chacun nos forces!

Quel genre de cycliste es-tu?

J’aime aller rouler seul, prendre le temps de faire le vide, mais j’aime aussi partir en groupe, faire des petites simulations de course, me lancer des défis avec les autres.

À quel moment es-tu tombé en amour avec le vélo?

Quand j’étais plus jeune, je faisais de la course de motocross, et une des meilleures façons de se mettre en forme, c’était de faire du vélo. J’avais 17 ans, j’ai acheté un vélo de route et, au fil de la saison, j’ai commencé à sentir ce que ça fait dans les jambes, j’ai réalisé que tu peux aller jusqu’à Valcartier, aller-retour, et que c’est pas si long finalement.

Est-ce que tu l’aimes encore pour les mêmes raisons qu’au début?

Oui. J’aime ça me faire mal sur un vélo. J’aime le fait d’avoir accompli quelque chose. Et en termes de bienfaits, depuis le début et encore aujourd’hui, j’aime qu’il me permette de me vider la tête.

Quel est ton plus beau souvenir cycliste?

J’en ai plusieurs, mais si on remonte à quelques années, j’avais fait un voyage avec des clients de la boutique où je travaillais à l’époque, des gens de 40, 50, 60 ans. On était allés rouler deux semaines dans les Pyrénées. C’était la première fois que je découvrais l’Europe à vélo.

Qu’est-ce que les clients du Cartel t’apportent? Et ta vie ici, la gang?

Quelque chose de familial. On est super proches des clients. Ils vont jusqu’à nous donner des cadeaux à Noël! D’année en année, la gang s’agrandit. On est très souvent ensemble en dehors du Cartel aussi. Ça peut être d’aller prendre un verre, de fêter l’anniversaire d’un, de louer un chalet en gang pour aller rouler, d’aller en voyage, etc. On est une grande famille, une vraie communauté.

De l’extérieur, on dirait que c’est le contraire, pourtant…

C’est ce que tout le monde pense (rires).

À part rouler, quelles sont tes passions?

La photo. Je marie souvent ça avec le vélo et je profite des sorties pour en faire et essayer de nouvelles techniques. J’aime aussi ce qui touche à l’alimentation. On fait souvent des textes de blogue sur la nutrition, ça m’a toujours passionné. La musique, aussi. Ce que je préfère, c’est quand tout le monde est parti et qu’on fait le ménage au Cartel avec le volume à fond.

Si tu ne pouvais posséder qu’un vélo, ce serait un neuf ou un vintage?

Neuf. J’aimerais avoir un vélo avec le comportement d’un Altum mais qui peut aussi servir de gravel bike. L’idéal, ce serait un Z-Zero XD. Donc du sur-mesure.

De quel voyage de vélo rêves-tu?

J’aimerais ça aller faire du gravel au Maroc. La Géorgie aussi, ç’a l’air magnifique. Ce sont des paysages qu’on n’est pas habitués de voir et qui coupent le souffle.

Es-tu plus CP5 ou CP20?

CP5.

Quelle est la plus belle invention liée au cyclisme selon toi?

Le capteur de puissance.

Qu’est-ce qui te fait peur à vélo?

Les voitures, mais aussi rouler en groupe. On ne connaît jamais le niveau d’expérience des autres et j’ai toujours peur qu’il arrive un accident dans un de nos groupes.

De quelle habitude voudrais-tu te débarrasser?

Quand je travaille, je dois absolument finir la liste de tâches que j’avais dressée le matin, donc il m’arrive de finir très tard, et c’est pas une bonne habitude, parce qu’on travaille 7 jours par semaine, donc je suis taxé le lendemain. Je suis trop exigeant envers moi-même, ce qui fait que je vais être stressé pour des raisons banales. Je me mets trop de pression.

En rafale…

Ta bière favorite?

La Moloko, une milkshake IPA de chez Noctem.

Ton plat de prédilection?

Le chili.

Tu prends ton café comment?

Espresso court.

Ta chanson préférée?

En ce moment:

Un livre marquant?

The Power of Habit de Charles Duhigg.

Ton film favori?

Fight Club de David Fincher.